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Les Alpes à vélo

Divers : 2 000 km à vélo - Journal de randonnée cyclotouriste
 
 
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Dimanche 4 juin 1982 : Ennery - Singrist

Le grand départ !
Km :
145
Météo : soleil et vent favorable

Le départ s'effectue, par un temps favorable en présence de quelques amis venus nous saluer. Bernard RHIM est là pour réaliser quelques clichés devant le monument de la Belle Croix. Une de ces photos sera publiée dans le « Républicain Lorrain » pendant notre périple.

Nous prenons congés de quelques amis et supporters venus nous encourager et  nous partons.
Dès les premiers tours de roue, l'inquiétude nous gagne, la mécanique est bien huilée, nos articulations  un peu moins peut-être. Le poids de nos sacoches remplies à faire craquer les coutures, nous déséquilibrent constamment. Cependant , tout rentre dans l'ordre progressivement le temps de trouver nos marques.
Un sentiment fort nous motive et nous partons dans une ambiance détendue avec de bonnes doses d'humour.
Le vent dans le dos, nous avançons à un rythme peut-être un peu trop élevé mais le bonheur qui nous guide, ajoute un peu d'euphorie à notre voyage.

A la moyenne horaire de 25 km/h, nous traversons la campagne verdoyante. Nous arrivons en fin de journée à Singrist, dans une petite ferme alsacienne du Bas-Rhin qui nous a déjà accueilli lors d'une précédente randonnée.
Le temps de préparer notre « petit nid » dans la grange, sur une remorque de paille, Michel et Thierry s'en vont cueillir des cerises.
Ce soir là, la France battait l'Irlande du Nord en coupe du monde de football par 4 buts à 1.

 
Lundi 5 juillet 1982 : Singrist - Musloch

2ème jour de randonnée - Les Vosges et les premiers incidents mécaniques
Météo :
soleil

Malgré un léger mal aux fesses, la forme est très bonne et le moral au beau fixe.
D'après les prévisions solennelles de Thierry, la veille au soir, il aurait du pleuvoir ce matin.
Nous sommes donc tous d'accord pour rechercher une source de prévision météo plus fiable !
Dès le matin la chaleur est intense, le Champ du Feu (1 100m) le bien nommé, nous attend.
Avant de partir, nous changeons le pneu du vélo de Thierry. Quelques ennuis mécaniques mineurs, pour Michel à Salenthal, vite solutionnés.
La journée est éprouvante. Le mal aux fesses et la chaleur n'auront pas eu raison de notre volonté. La montée au Champ du Feu débute par une pente à 12 % sur 2 km mais le paysage  est superbe et le sommet se profile après une longue ascension à travers la forêt Vosgiennes. Photo de toute l'équipe devant la tour.

Dans la descente, Thierry éclate un pneu mais il a heureusement évité la chute.
Nous arrivons dans une ferme à Museloch (Bas-Rhin). Les gens y sont très accueillants.
Nous sommes inquiets, pour Guy qui caresse un chien de forte corpulence et en apparence inoffensif.
Il nous vient à l'idée la vision cauchemardesque de ce chien tenté de profiter de l'état léthargique dans lequel se trouve plongé notre copain « épuisé » par toute une journée d'efforts.  Dans un grognement infernal (je parle de la bête, bien-sûr) il plante ses crocs trempés de bave, dans le cuissard noir de Guy soudain transformé en « casse-croûte »    providentiel,  pour le  dévorer vivant sous nos yeux impuissants !
Heureusement il n'en a rien été !

Ce soir encore, nous sommes fatigués, courbaturés mais tellement heureux de vivre cette belle aventure. Et c'est toujours dans cette ambiance euphorique que nous préparons notre repas du soir avant de rejoindre nos couchettes préparées dans un écrin de paille.

 
Mardi 6 juillet 1982 : Musloch - Guewenheim

3ème jour de randonnée : « L'horrible traquenard »
Météo :
soleil

Le moral est au beau fixe, le temps aussi. Quelques douleurs aux cuisses se font sentir, mais la belle ascension du col des Bagenelles qui nous attend, va effacer tout cela. 
A Sainte Marie aux mines, une vieille dame nous donne quelques provisions et nous voici partis en direction de la route des crêtes. 
Après quelques heures de route, le ciel se couvre mais la température reste chaude et c'est vers 18h15 que nous arrivons à GUEWENHEIM. 
La journée était rude et la fatigue s'accumule de jours en jours. Et comme chaque soir, nous sommes heureux d'être là. 
L'accueil est merveilleux, nous sommes logés dans une ferme et notre premier "soucis" est de préparer  nos petits nids de paille pour la nuit.

Xavier, Guy et moi avons pris un bon bain dans la rivière. 
Le repas du soir, a été préparé par la maîtresse de maison. Nous avions acheté quelques côtelettes qu'elle nous a préparées avec une sauce dont je me souviens encore... Ce repas pris entre nous sur une table de camping, dans la cour de la ferme, en toute simplicité me rappelle que le meilleur restaurant du monde ne nous aurait pas apporté un aussi bon moment. 
Après cela, le luxe suprême : un café !  Et toujours aussi aimablement offert par la maison.

Et après ? Eh bien, « l'horrible traquenard » : 
Le patron de la ferme, nous fait entrer à l'intérieur et nous voici à table à discuter avec cette famille, très sympa !  Bon j'ose à peine continuer ces quelques lignes car la gorge me serre en repensant au supplice que nous allions endurer... 
Je m'explique : A peine, assis le maître des lieux nous « obligeait » à boire un breuvage très fort et parfumé qui avait pour nom : le « schnaps ».  Même, et surtout, Guy ne s'est pas fait prier. Autant vous rappeler que l'effet de l'alcool s'est très vite fait ressentir après une longue journée d'efforts.
Surtout qu'une deuxième tournée nous était servie. Je me souviens très bien de ces bons moments de rires partagés.

 
 
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